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L’été indien en mode pirate avec Bombon de algedon

Me revoilà avec un article consacré à la mode éthique, et plus particulièrement à la marque Bombon de algodon. J’ai choisi ce terme de mode pirate car je le trouve particulièrement adapté à la slow fashion. C’est une mode à contre-courant, qui s’attaque aux diktats de la fast fashion et révolutionne l’univers de la mode. Elle enfreint les règles de la fast fashion, possède les siennes et conquiert peu à peu nos coeurs. Et puis Bombon de algodon a dédié sa dernière collection à l’univers du pirate, avec un petit cache-oeil en forme de coeur comme fil rouge.

J’ai reçu la très belle robe Hazel que vous pouvez voir sur les photos de l’article et celle-ci est d’excellente qualité. Les détails sont soignés, la couleur est très belle et le tissu raffiné est fin et agréable à porter. J’aime les bretelles qui se nouent et les petites fleurs en cristaux brodées sur le devant.

Bombon de algodon est résolument une marque féminine, aux couleurs éclatantes, dont chaque vêtement possède son identité propre et ses détails (petits noeuds, froufrous, jolies découpes…) qui le rendent si craquant.

La collection été est vraiment superbe, très peps et colorée. D’ailleurs, plusieurs vêtements sont en promo !

A l’abordage, moussaillons ! Partons à la découverte de Bombon de algodon.

Andrea, la créatrice de Bombon de algodon

Andrea est péruvienne et a fait des études de mode à Paris avant de retourner à Lima. C’est là en 2012 qu’elle crée la marque ecofriendly Bombon de algodon. « A ce moment, l’offre de coton biologique était minime ou presque inexistante, on ne parlait pas vraiment de mode éthique ou responsable. Je voulais développer une marque avec un concept différent. J’ai co-créé la marque avec une associée. »

Tous les vêtements sont confectionnés avec du coton pima biologique péruvien et en laine de baby alpaga également péruvienne. Le Pérou possède des matières premières d’exception : le coton pima, qui est surnommé la soie de l’Amérique du Sud et la laine des camélidés des Andes (baby alpaga).

Andrea a toujours souhaité travailler dans la mode : « Depuis que je suis petite fille, j’ai su que je voulais faire des études et travailler dans la mode. C’est pour ça que j’ai choisi de faire mes études à Paris considérée comme la capitale de la mode. »

Aujourd’hui, outre sa marque, Andrea tient une épicerie bio indépendante avec son mari, à Paris.

L’esprit de la marque

Andrea a souhaité garder un nom espagnol en hommage à son pays d’origine, le Pérou. Bombon de algodon signifie « Belle à croquer en coton ». Et effectivement, les collections reflètent bien cette expression : « Bombon de algodon est une marque joyeuse et colorée. C’est un univers féminin et girly que je propose de découvrir. Tout en restant sophistiquées, nos collections ont un esprit ludique et amusant. »

Chaque collection est créée autour d’un univers qui se décline dans les détails des vêtements et leurs coloris :« J’ai un cahier où je note et colle tout ce qui m’intéresse; un passage d’un livre, un film, une citation, un dessin… Par rapport à mes inspirations, chaque collection je choisi une idée et je crée une histoire. »

Vous ne trouvez pas que la collection automne-hiver a un côté délicieusement rétro ?

Ses engagements éthiques

Pour Andrea, la mode éthique est d’autant plus importante qu’elle vient d’un pays où il y a beaucoup d’exploitation et d’injustice dans plusieurs domaines notamment dans la filière textile. Pour elle, créer des vêtements éthiques, « c’est agir dans le respect de l’homme et du monde. C’est aussi être transparent et honnête dans sa démarche et vis-à-vis des consommateurs. »

Respect de l’animal

Quand je m’interroge sur la tonte de l’alpaga et le respect de l’animal, Andrea m’explique qu’elle a intégré cet aspect à sa démarche : « J’achète la laine d’alpaga chez Michell & Cia, compagnie péruvienne pionnière, productrice et exportatrice mondiale de la laine Alpaga. Ils fabriquent des lainages nobles et luxueux pour les maisons de couture haut de gamme. Ils sont transparents dans leur discours et j’ai beaucoup de confiance en eux. Leur philosophie est d’utiliser des produits naturels, durables, renouvelables, biodégradables et éthiques tout en donnant le plus grand respect à la population locale. La laine est obtenue tous les 12 mois pendant la saison de cisaillement (novembre à mars) ne causant aucun dommage aux alpagas. La fibre d’alpaga est un cheveu naturel fait de protéines et, à ce titre, elle est naturellement biodégradable lorsqu’elle est éliminée et retourne dans la terre dans un laps de temps relativement court. »

Coton biologique

Andrea ne travaille qu’avec du coton biologique, certifié GOTS. Cette certification garantit la traçabilité du coton biologique, des champs de culture jusqu’au produit. Elle comprend aussi les questions sociales telles que les conditions de travail et les pratiques environnementales. Le coton bio est cultivé naturellement dans des terres certifiées exemptes de substances toxiques, de pesticides, d’insecticides et d’engrais toxiques nuisibles pour l’être humain et l’environnement. « En n’utilisant pas ces produits chimiques, on évite la pollution de l’eau et de la terre, et de même on contribue au bien-être des agriculteurs impliqués dans le processus. Des méthodes biologiques sont utilisées pour contrôler les infestations et tout le coton est récolté à la main, ce qui évite l’utilisation de défoliants. »

Petits ateliers de production

Andrea s’entoure d’une équipe réduite afin de pouvoir suivre la production au plus près. « Je soutiens des bonnes pratiques de travail, qu’il n’y ait surtout pas d’exploitation. Je connais bien les deux ateliers avec lesquels je travaille. Etant de petits ateliers, (dans celui qui se charge de ma production de coton, il n’y a que deux personnes), il y a une bonne entente et de très bonnes relations. Je circule librement à l’intérieur. Je peux donc voir bien le fonctionnement. Ce sont des ateliers qui peuvent me garantir une excellente qualité de fabrication. »

L’idée est de produire un vêtement durable, en travaillant avec des matières de qualité et en misant sur la qualité de fabrication. 

Petit bonus, les jolies étiquettes sont faites avec du papier recyclé.

Et demain ?

Quels sont les projets pour Bombon de algodon ?

« D’un côté je continue à développer ma marque au Pérou surtout à travers les réseaux sociaux.
Pour le moment, je me concentre au développement de la marque en France et Europe. Je vends principalement à travers mon site de vente en ligne et occasionnellement je participe à des pop-up stores. D’ici la fin de l’année, je participerai dans deux boutiques éphémères à Paris de mi-novembre à décembre. Je pense que pour vraiment apprécier mon produit ou l’apprécier davantage, il faut le toucher et le voir de près. Je vois qu’il est nécessaire d’être présent dans un lieu physique. J’étudie la possibilité de chercher des revendeurs.« 

Alors, qui veut devenir une pirate ?

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