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Protégeons ensemble les océans !

On en parle beaucoup dans les médias actuellement : chaque semaine, fleurissent des photos de baleines dont le ventre est rempli de plastiques, on parle du continent de plastique qui flotte dans l’océan Pacifique, des micro-plastiques invisibles à l’œil nu qui sont pourtant dans toutes les eaux du monde, de la surpêche qui décime les poissons, mais aussi des dauphins massacrés par les filets de pêche géants, le blanchiment des coraux, l’exploitation minière… L’océan va mal et nous le crie à pleins poumons. Il est urgent de réagir, mais surtout d’agir pour protéger notre planète bleue, constituée à 75% d’eau. Pourquoi ? Parce que nous sommes en train d’assassiner l’océan, purement et simplement.

Ouvrir les yeux maintenant

L’océan est essentiel à notre survie. Il régule les températures en stockant le CO2 en profondeur mais il fournit également 50% de l’oxygène que nous respirons. Greenpeace, en collaboration avec les universités de York et d’Oxford, a publié un rapport scientifique (en anglais) qui démontre non seulement qu’il est possible de protéger 30% des océans mais qui expose aussi les méthodes pour y arriver.

Crédits photo : Greenpeace

Créer des réserves marines est donc possible mais demande du courage politique. Nous demandons aujourd’hui à nos politiques de faire passer le bien commun avant le reste. Nous exigeons que l’océan soit protégé de l’homme, tout simplement car il en va de notre survie. Tout simplement car il est immoral d’assister à un assassinat d’une si grande ampleur et de laisser faire. Tout simplement car nous pouvons empêcher cet assassinat.

« Il vient une heure où protester ne suffit plus, après la philosophie, il faut l’action. »

Victor Hugo, Les Misérables

Nous avons ce pouvoir, et Sea Sheperd en a conscience. Ce n’est pas pour rien que l’asbl ultra militante a changé son fusil d’épaule en décidant de s’adresser directement aux consommateurs. Car elle est désarmée face aux puissants bateaux japonais, car elle est désarmée face au massacre des dauphins sur les côtes françaises, car elle est désarmée lorsque les industriels pillent la mer pour que nous ayons des fish sticks. Notre pouvoir est immense et il est temps de l’utiliser. Notre force, c’est celle des consommateurs que nous sommes et sans consommateur, un industriel n’est rien. Si nous hurlons notre dégoût face aux pratiques de surpêche, et surtout si nous cessons d’acheter des poissons qui en sont issus, nous lançons un signal fort aux industriels. Sea Sheperd a récemment lancé la campagne « Sound of the Sea », que je vous invite à découvrir en détails ici, un son réalisé en additionnant plusieurs sons d’animaux marins à l’agonie. Un résultat déchirant pour nous sensibiliser à « ces atrocités inaudibles, invisibles et donc ignorées. » La volonté derrière ? Nous exposer à l’urgence de réduire la consommation de poissons. En parallèle, deux campagnes chocs sensibilise aux dangers du plastique : si nous ne faisons rien, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans en 2050. La campagne « Pollution d’avril » lancée ce mois-ci sur les réseaux sociaux invite les citoyens à boycotter le plastique alors que « Plastic Ocean » met cette problématique sous les feux des projecteurs au travers de plusieurs visuels chocs (l’un se retrouve plus bas dans l’article) et une vidéo.

Crédits photo : Sea Sheperd

Transmettre et agir

Une problématique d’autant plus importante que les Etats-membres de l’ONU négocient actuellement un traité sur la haute mer. Cet espace océanique occupe 43% du globe et se situe au-delà des frontières nationales. Elle ne fait l’objet d’aucune protection. Comme le dit Greenpeace France dans son « Alerte rouge pour la planète bleue », ce traité est donc « une opportunité unique qui pourrait mettre hors de portée les océans des appétits ravageurs des industriels et préserver la richesse de la vie marine« .  L’asbl veut faire pression sur le gouvernement français en exigeant que 30% de la biodiversité marine soient transformés en réserves avant 2030. Greenpeace France a déjà obtenu plus de 120 000 signatures à l’heure où j’écris cet article. Signez la pétition et partagez-la un maximum. Si vous n’avez pas les moyens financiers d’acheter du poisson de pêche équitable, cessez d’en acheter tout simplement (des enquêtes récentes montrent d’ailleurs que le poisson de mer est hautement contaminé et nocif pour la santé), et communiquez à ce sujet autour de vous. Consultez le rapport scientifique de Greenpeace et partagez-le. S’informer est de notre responsabilité. Il ne tient qu’à nous d’inverser les tendances. Nous avons ce pouvoir, cette force. Plus tard, ce sera trop tard.  Et il n’est pas question de discours démoralisateurs du type « nous n’avons aucun impact », oui nous en avons… Et plus que jamais ! Les marches pour le climat illustrent que nous sommes à l’écoute de l’environnement, et c’est une chose que les politiques ne peuvent ignorer. Montrons-leur que, main dans la main, nous voulons un avenir meilleur.

Crédits photo : Sea Sheperd

Cessons de penser que le changement est une utopie. Ayons conscience de notre force de citoyens, notre force de consommateurs, ouvrons les yeux. Cessons de considérer la Nature comme à côté de nous, car elle est en nous : nous sommes la Nature. Chaque geste compte. Ne pas agir aujourd’hui est insoutenable, inconcevable, irrespectueux, meutrier, inconscient. J’ai envie de garder la foi, j’ai envie de croire en la force du changement, j’ai envie de croire en nous. Ensemble, soulevons des montagnes.

Merci pour lui, merci pour eux, merci pour nous

 

22 commentaires

2 commentaires

Caro

Bonjour,
Est il possible de signer la pétition si on est belge?

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littlegreenbee

Bonjour Caro,

Non malheureusement, je vous invite à signer la pétition Sign for the Future !

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