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Sukhi, l’art du tapis heureux

Vous le savez, j’aime les belles choses. Celles qui ont du sens, tant pour celles et ceux qui les fabriquent que pour celles et ceux qui les possèdent. C’est d’ailleurs l’une des idées à la base de la slow déco.

Et c’est aussi celle de la marque Sukhi, qui signifie « heureux » en népalais. Elle conçoit depuis 2012 des tapis faits à la main au Népal, en Inde, au Maroc ou en Turquie et issus du commerce équitable. Dans cet article, plutôt que de vous montrer de beaux tapis, c’est surtout de l’envers du décor dont je vais vous parler…

Bonne lecture !

L’histoire de la marque Sukhi

Tout commence par un voyage au Népal. La fondatrice Nasia Burnet et son mari y découvrent l’art du tissage et des artisans remarquables, qui n’ont pas la visibilité ni la clientèle qu’ils méritent. Nasia souhaite aider ces femmes, mettre en valeur leurs talents et proposer des tapis à un juste prix. C’est ainsi que nait l’eshop Sukhi en 2012. Si, au départ, les tapis provenaient uniquement de Katmandu, ils sont aussi maintenant issus de tout le Népal, de l’Inde, du Maroc et de la Turquie.

A l’heure où je publie cet article, Nasia a accouché de son second enfant. Félicitations !

Des tapis heureux, un cercle vertueux

En népalais,  Sukhi veut dire « heureux ». « Ce qui nous rend heureux, c’est de produire des tapis artisanaux de la plus haute qualité », m’explique Nasia. « Préserver l’art ancestral de la fabrication des tapis. Et traiter les artisans avec dignité et respect. »

En achetant un tapis Sukhi, nous participons, en tant que clients, à ces valeurs. Nous nous inscrivons dans un cercle vertueux, bien loin des productions à grande échelle de certaines enseignes dont il n’est pas nécessaire de citer le nom. Les tapis faits main sont de grande valeur : tant en termes de réalisation qu’en termes de sens, d’Histoire. Il s’agit d’un art à préserver. D’ailleurs Nasia me précise qu’il est pour elle primordial, de « ne pas utiliser de machines. Faire des tapis à la main est un art ».

De plus, Sukhi travaille sans intermédiaire, ce qui permet d’offrir un juste prix, tant pour le client que pour l’artisan. Enfin, quelque chose que j’apprécie, c’est le caractère unique de chaque tapis : il est possible de choisir le motif, la couleur et leur taille, pour un résultat personnalisé, réalisé par un artisan présenté sur l’eshop.

Des tapis éthiques

Puisque les tapis Sukhi sont notamment fabriqués en laine, j’ai posé la question du bien-être animal à la marque. Celle-ci est consciente de la problématique qui existe concernant la production de laine et travaille avec des agriculteurs de plus en plus sensibilisés. Il n’est ici pas question de grosse production mais bien de travail artisanal. « La laine que nous utilisons pour nos tapis berbères provient de la même communauté où les tapis sont fabriqués. C’est un village très reculé dans les montagnes de l’Atlas et les moutons vivent une vie très « naturelle » parmi les habitants, et ils sont tondus une fois par an en mars lorsque la température commence à augmenter. Nous travaillons avec l’atelier local et les agriculteurs pour nous assurer qu’ils comprennent le lien avec la qualité et le bon traitement des animaux. D’autres laines proviennent  de Nouvelle-Zélande où nous avons peu de fermes qui fournissent de la laine sans mulesing, point d’amélioration dans l’avenir. »

La créatrice de Sukhi, Nasia Burnet, en visite dans l’Atlas

La teinture de la laine, quant à elle, est exempte de colorants AZO, de substances allergènes ou toxiques.

Enfin la marque Sukhi accorde une grande importance à la dimension sociale du travail qu’effectuent les artisans : chaque femme possède son talent, sa tâche spécifique et ses qualités. « Certaines s’occupent de la supervision, certaines du tissage, d’autres s’entrainent », dit Nasia. « Nous sommes heureux car ce sont elles généralement, qui viennent pour travailler avec nous. Elles savent qu’elles auront un travail sur le long terme, avec des conditions éthiques ». Nasia surnomme d’ailleurs toute l’équipe la « Sukhifamily ». Le label « child labord free » garantit l’absence de travail d’enfants.

Pour Nasia, Sukhi s’inscrit dans une mission sociale : les femmes employées sont souvent illettrées, vulnérables, et en leur donnant un travail, elles ont la possibilité de prendre soin de leur famillle et de procurer une éducation à leurs enfants. « Cela leur donne un sentiment de fierté et d’accomplissement de soi », déclare Nasia. « Le salaire est 2 à 3 fois supérieur à la moyenne nationale, elles peuvent envoyer leurs enfants à l’école, et les sortir de la pauvreté », conclut Nasia.

Une solution structurelle, donc.

Des tapis qui ont du sens

Le résultat ? Des ouvrages magnifiques, noblement réalisés. Je vous laisse avec quelques tapis à admirer…

Connaissez-vous les tapis Sukhi ?

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*Crédits photo : Sukhi. Article sponsorisé par Sukhi.

03 commentaires

3 commentaires

Persun

Très très bonne interview !!

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Milla de Sukhi.fr

Merci pour ce très joli post Deborah! C’était la dernière interview de Nasia avant de donner naissance à un petit garçon, donc c’était une interview spéciale.

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littlegreenbee

Merci Milla ! Et félicitations à Nasia et longue vie à Sukhi

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